samedi 12 juillet 2014

Nakamal, apprendre à aimer une boisson dégueu

On ne peut pas passer dans le Pacifique Sud sans boire un petit peu de Kava. Cette boisson traditionnelle préparée à base de racines n’est normalement pas consommée en Nouvelle-Calédonie. C’est plutôt une spécialité du Vanuatu, où elle revet une dimension sacrée. Traditionnellement elle est réservée aux hommes et boire le Kava est un acte coutumier (d’après ce que nous avons compris)

En Nouvelle-Calédonie, la boisson n’est pas traditionnelle elle a été importée dans les années 80. Elle n’a donc pas de restrictions particulières quant à son usage. N’importe qui peut entrer dans un Nakamal et boire un sell ou deux de Kava. Nous en avons donc profité pour tester ladite boisson. L’ambiance d’un Nakamal est feutrée avec peu de lumières, peu de bruit des tables et des bancs (parfois sur la place) pour « déguster » votre nectar comme il se doit…

Pour illustrer notre propos, une superbe photo de qualité, prise de nuit avec un téléphone portable. Si vous vous concentrez suffisamment vous verrez le sell de kava et le morceau de fruit salvateur
Nous n’allons pas vous mentir, ce n’est vraiment pas bon. Le produit se présente sous la forme d’un liquide brunâtre (dans les tons marronnasse terrifiant) servi dans une demi noix de coco (le fameux sell). Le goût se place entre la vieille racine et la terre avec un petit côté amer plutôt déplaisant. L’intérêt de la chose est en partie dans le rituel qui va avec : On commence par verser un petit peu de la boisson par terre (pour les ancêtres) en disant « manoïa » (vous nous excuserez on ne sait pas comment ça s’écrit, ni même ce que ça signifie… oui on est un peu des incultes, d’ailleurs peut être que tout ce que nous racontons dans cet article est faux, on nous a peut-être menti …). Il est alors temps de boire cul-sec la boisson (c’est un conseil d’ami) et de terminer la dégustation par un quartier de fruit pour oublier le goût.


Les effets sont assez marrants, juste après avoir bu, notre langue est comme légèrement anesthésiée. On se sent aussi plus détendu et relaxé. Après quelques recherches sur internet, il s’avère que c’est normal la plante contiendrait des molécules myorelaxantes et utilisées comme anti-dépresseurs. Par contre, nous sommes persuadés que l’addiction au kava n’est pas possible, en tous cas pas sous la forme de consommation traditionnelle : le goût semble plus immonde à chaque sell, mais en tous cas c’est assez marrant à tester. 

3 commentaires:

  1. Noémie, tu ressembles à une prestidigitatrice cachée dans les recoins de Londres au XIXème.
    Je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que si la photo était plus nette (lol) on te verrait faire une tête bizarre.
    La Plus Belle de la racine aux pointes

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  2. Le Nakamal :D J'aimerai bien y goutter franchement !

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